Stretching

Yoga, pilates, stretching… Que d’amalgames ! Rien à voir. Pour en savoir plus sur le Stretching Postural®, Zippy a poussé les portes du Centre Qee du 9ème arrondissement de Paris.

Revenons aux basiques. A savoir, la définition originelle du Stretching Postural® : «  Un ensemble de postures d’auto-étirement grâce à des contractions musculaires profondes et de techniques respiratoires dont le but est de favoriser une régulation tonique ». Mais encore ? Conçue dans les années 80 par le kinésithérapeute Jean-Pierre Moreau, la méthode fut ensuite développée par sa fille Laurence, également kiné, qui assure aujourd’hui la formation des enseignants. Creusons un peu la question avec Hélène Jouve, enseignante de Stretching Postural® depuis 7 ans.

Le Stretching Postural®, c’est pour qui et pour quoi ?

Pour toute personne qui souhaite travailler son corps en profondeur, sans pour autant le pousser dans ses limites. C’est donc une technique qui s’adresse à tout le monde, sans restriction d’âge ou de capacité. Nous recevons d’ailleurs beaucoup « d’oiseaux blessés », que nous adressent les ostéos et les kinés. On bosse alors sur la restructuration de la charpente et des problèmes de dos, de genoux, de hanches…

Quels sont les bénéfices du Stretching Postural® ?

Stretching

En travaillant sur le renforcement des muscles posturaux (ceux du dos, du bassin, de la sangle abdominale), et en assouplissant les muscles phasiques le corps change, c’est le plus beau des marqueurs. La plupart du temps, on grandit. On passe d’une position voutée, derrière son ordi, à une posture nettement plus redressée. Un de mes premiers élèves m’avait dit : « depuis qu’on travaille ensemble, je vois le monde ». En effet, aujourd’hui, on regarde au sol ou vers le bas sur son téléphone. En cours, on place le regard au loin. Si l’on est régulier dans sa pratique, on va naturellement reprendre ce « regard au loin » dans la vie de tous les jours. De plus, la technique respiratoire propre au Stretching Postural®, avec des petites et grandes respirations, pénible quand on n’a pas l’habitude, fait travailler tous les muscles engagés dans une respiration physiologique saine. Les poumons réapprennent à occuper la cage thoracique, les abdos sont sollicités en harmonie…

Et au niveau psychique ?

Le Stretching Postural® n’est pas une pratique de l’exploit et du paraître. Donc, pas de posture incroyable les jambes en l’air et les hashtags qui vont avec ! Progressivement, on développe une bienveillance et une indulgence vis-à-vis de soi-même. Le Stretching Postural®, c’est l’acceptation. Le « laisser faire » plutôt que le « vouloir faire ». Lorsque l’on doit réaliser une posture, on est dans l’intention de prendre un appui, de faire une poussée, pas dans les « il faut » et les « je dois », où un carcan chasse l’autre.

Quelle est la structure du cours ?

Toujours un échauffement, comme un rituel, la prise de conscience du ressenti du corps dans l’espace. Souvent debout, où l’on sent les appuis des pieds sur le sol, la répartition du poids, chaque orteil. Ensuite, on enchaîne des séries de postures de deux types : «des stretchs toniques » qui font intervenir des contractions musculaires profondes et des « stretchs lourds », où l’on utilise le poids d’une partie du corps pour parvenir à un relâchement d’une autre zone, sous l’effet de la pesanteur. On termine par un retour au calme, au sol.

Combien de temps faut-il pour se sentir à l’aise dans la pratique ?

Cela vient assez rapidement, quand on est constant et régulier. De 4 à 6 séances environ. Le point positif est que l’on engramme des choses qui vont rester. On ne repart pas à 0 si on manque les cours pendant trois semaines. Ce qui est gagné est gagné. Après tout, nous sommes des investissements à long terme, non ?

J’ai testé ! Mon avis : J’ai fait 2/3 cours de Stretching Postural®. Pas facile au début de m’habituer à cette structure de cours, au prof qui parle pratiquement tout le temps, mais aussi à la difficulté des postures, à caler ces petites respirations. La première fois, j’ai pu revisiter mon anatomie et sentir des faisceaux musculaires complètement inconnus auparavant. Le lendemain, ça tirait de partout. Impossible de « mal m’asseoir », de m’engoncer dans ma chaise. C’est comme si mon corps me disait « euh, tu me fais quoi, là ? ». Du coup, j’étais obligé de me tenir le dos droit, position neutre du bassin. Pendant plusieurs jours ! Et ça m’a fait un bien fou. Plus d’aisance dès le second cours, où j’ai pu me ficher la paix pour cause de « non souplesse », où j’ai fait ce que j’ai pu en toute bienveillance. Une expérience très intéressante (pour ma part, je réitérerai), que je vous invite à découvrir.

 

Merci à centre Qee de Paris 9,  39 Rue de Châteaudun, 75009 Paris, pour son accueil.

Trouvez votre prochaine séance aux centres Qee disponible ici.

Par Charles Brumauld