Cours Rameur

Sortez les rames !  Chez Simone, la salle de sport-coworking-healthy compatible,  propose depuis début novembre un cours 100 % dédié au rameur. N’écoutant que le courage, ZippyPass a donc testé ce cours mono-objet mais pas monotone, avec la coach Clélia Edouard.

Le pitch : un cours de 45 minutes 100 % rameur, échauffement, technique,  corps de séance et retour au calme compris. Court, mais efficace.

En vrai : en small group, 6 rameurs, autant de participants, avec ce jour, une majorité de mecs ! Bon, pour ceux dont le genre signifie encore quelque chose, la jeune femme présente a largement représenté le genre féminin (machine, va…). Et sinon, c’est 100% rameur, donc pas ou peu d’alternance rameur/renfo.

Les rameurs WaterRower : très design, en bois et surtout à résistance à eau, contrairement aux Concept2, la référence équipant la plupart des salles de CrossFit. J’étais sceptique, car ayant déjà fait un semi-marathon sur ce type de rameur, je pensais que les WaterRower étaient plus destinés à une pratique « loisir ». Je me suis trompé, car les mouvements sont doux, les tirages fluides sans impact ni torsion grâce à la résistance auto-régulatrice de l’eau.

Sans technique, tu paniques

Impatient de démarrer, je dois néanmoins passer par la case technique. Je fais genre « j’ai jamais fait de rameur » pour bénéficier des conseils de Clélia. Celle-ci nous indique la bonne manière de sangler les pieds, la bonne position, l’importance du gainage, l’ordre du tirage (jambes/bras et bras/jambes pour le retour), mais aussi la cadence du truc : « tu tires fort et puissant, et tu relâches tranquille sur le retour. Sinon, tu te crames ! » Finalement, j’avais bien besoin de conseils, ne serait-ce que pour mon retour de bras, qui s’effectue vers les pieds (déformation du CrossFit) et non juste devant moi. Note pour maintenant.

Avec SPM, pas d’extrême

5. 4. 3. 2. 1, go ! Enfin, l’échauffement. De quoi se familiariser avec la notion de SPM : stroke per minute. Le nombre de coups de rame par minute. On se fixe à 24/min pour commencer. Il faut donc bien intégrer le tempo.

Corps de la séance : une pyramide : 4 minutes à 24 SPM, 4 minutes à 26 SPM, 3 minutes à 28 SPM, 2 minutes à 30 SPM. Et ensuite, on redescend la pyramide (28, 26 etc…) ! OMG.

Entre chaque effort, 2 minutes de récupération. A chaque fois, Clélia prend nos distances pour checker la différence entre la montée et la descente de la pyramide.

Sans constance, pas de distance

5. 4. 3. 2. 1, top départ ! Méga concentré, j’essaie de me centrer sur ce tirage fort et puissant. Objectif : ne pas confondre vitesse et précipitation. Le cardio tient bon, pour l’instant : 947 mètres. Dans la moyenne du groupe. Un cran au dessus, 26 coups de rame par minute. Plus dur, autre tempo. Ça me prend une minute pour le trouver. Un peu comme un 200 mètres Nage Libre. Pas un sprint, pas du demi fond. La distance relou, quoi. La récup’ est la bienvenue, je me lève pour dégourdir mes fessiers et m’hydrater. 

Ça repart très vite pour le 28 SPM : ça y est, je grogne. Viril, bien sûr. Toujours. Plus sérieusement, ma montre indique 169 battements par minute. Clélia nous encourage, mais je galère à trouver l’équilibre entre qualité du mouvement et respect du nombre de battements par minute. Les tirages doivent rester forts et puissants. Pas faibles et fréquents. Un coup d’œil sur mes deltoïdes dans le miroir. Je me dis qu’ils sont pas mal, dans l’action, finalement. Je repense à mes années de natation qui les ont forever forgés, dans la douleur du foncier matinal. Enfin, c’est ce que je veux croire. Oups, je me reconcentre.

30 SPM : presque sur du sprint. 2 minutes où l’on donne tout. Les gouttes de sueur perlent au moins autant que la buée sur les vitres. On reste concentrés.

Dans le dur, t’assures

Le plus hard, redescendre la pyramide. Refaire des cycles de 3/4 minutes à 28, puis 26 SPM… Tenir, améliorer son stroke, la distance parcourue avec un seul tirage. Finalement, les scores de distance sont pratiquement tous supérieurs à la première partie. Donc, soit on en avait encore sous le coude en montant la pyramide (#flemmards), soit on a amélioré notre technique (#studieux)! La fin du cours aurait dû contenir un peu de core training. Ce sera finalement quelques postures de yoga pour faire redescendre le cardio et retrouver de la mobilité (chien tête en bas, posture du pigeon…).

Verdict : Intense ! En tous cas, si l’on joue le jeu. Au début, il faut rentrer dans la contrainte, maîtriser la technique, interpréter les deux/trois indications numériques (SPM, distance parcourue, temps…) et rester bien focus. Donc, premier cours pas super dans le plaisir de l’effort. Assez concentré. Mais je pense qu’après 1 ou 2 cours, on commence à connaître ses distances, ses zones de confort et d’inconfort. Et puis, c’est un bon moyen de bosser son cardio sans impact, de redresser sa posture, de bosser ses dorsaux et sa sangle abdominale, puisque le gainage est primordial dans la technique du rameur *.   

 

Et vous savez quoi, Chez Simone est dans le ZippyPass ! Trouvez votre prochaine séance disponible ici.

Par Charles Brumauld

 

* et ce, d’autant plus que l’anagramme de « rameur » est « armure ». Argument indiscutable