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Pauline, à l’origine du blog et compte Instagram Vivre Healthy, a sorti son premier livre, décomplexé et déculpabilisant: « Healthy mais pas trop ». L’occasion d’y développer trois pilliers: l’alimentation intuitive, le sport, et le développement personnel. Rencontre.

Pourquoi ce livre ?

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J’avais envie de développer des idées que je commençais à aborder sur le blog mais sur lesquelles je ne pouvais pas m’attarder autant, comme l’alimentation intuitive et le développement personnel. J’aborde ces thématiques sur le blog depuis un an, et ce sont les articles qui marchent le mieux. Comme j’avais l’impression que peu d’ouvrages abordaient à la fois l’alimentation, le sport et le développement personnel, je me suis lancée car pour moi les trois vont ensemble.

Ton livre, ton blog, et ton compte Instagram contiennent le mot « Healthy », que signifie t-il pour toi ?

Être bien dans sa tête et ses baskets, et pas juste manger sainement, ce qui d’ailleurs ne veut rien dire puisque certains aliments seront bons pour certaines personnes, mais ne conviendront pas à d’autres. A partir du moment où on a les réponses aux questions « Qu’est ce qui me fait du bien ? », « Quelles valeurs me correspondent? », « Quel métier m’épanouie? », c’est que l’on est en phase et que l’on est « healthy ».

Tu consacres une grosse partie à l’alimentation intuitive, peux-tu en expliquer le concept ?

L’alimentation intuitive consiste à trouver ce qui nous va et fait du bien, nous apprend à manger quand on a faim et à savoir lorsque ce n’est plus le cas . On n’est pas dans une dictature moralisatrice, ni dans une manière de manger qui est émotionnelle. Simplement, on mange en fonction des besoins de son corps.

Mais si on s’écoute, on aura plutôt tendance à manger des burgers ou des bonbons non ?

Si le midi tu prends burger frites, le soir naturellement tu auras envie de quelque chose de plus léger, car le corps envoie des messages justes. Mais on ne l’écoute pas car les médias et réseaux sociaux n’arrêtent pas d’imposer ce qu’il faut ou ne pas manger. Du coup on crée des obsessions alimentaires suivies de moment de culpabilité. Si dans ta tête le chocolat n’est pas interdit, que tu peux en prendre quand tu veux, et qu’il est en libre service chez toi, de toi-même tu n’en auras pas envie tout le temps. Alors que si à l’inverse, tu établis une notion de craquage car il t’arrive de prendre un dessert au chocolat et que tu culpabilises, il va devenir une obsession et tu en auras envie tout le temps.

Dans le livre, il y a un montage photo de toi « avant/après » montrant que tu t’es affinée. Est-ce pour maigrir que tu as commencé le sport ?

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J’ai commencé le sport à cause d’un challenge en entreprise:  courir La Parisienne. Je ne faisais pas du tout de sport, et 6 km représentait beaucoup pour moi. Mais par fierté, j’ai dit à mes collègues que moi aussi j’allais la faire. Je me suis entraîné pendant six mois et je détesté ça Mais je voulais prouver à mes collègues que moi aussi je pouvais participer. J’étais tellement fier d’avoir couru 6 km que je me suis inscrite dans la foulée à Odyssea qui fait 10 km et au semi marathon de Paris. Courir est devenu une passion et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à perdre du poids. J’ai essayé de mieux manger car ça me rendait plus performante pour courir.

Aujourd’hui le sport fait partie de ton quotidien ?

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En général je fais de trois séances par semaine à la maison des séances courtes, type huit de 15 minutes.Je ne cours qu’une à deux fois par semaine pour préserver mes articulations, et je fais une séance de vélo en studio. J’y ajoute de temps en temps du yoga très doux pour m’étirer. Mais là aussi je suis intuitive, si je n’ai pas envie je ne fais pas, même si c’est une semaine pendant les vacances par exemple.

Changer de métier a t-il été intuitif également ?

J’ai quitté la boite dans laquelle je bossais en CDI car je ne m’y sentais plus bien. Derrière, j’ai été prise pour une autre boite, l’idée n’était pas de quitter la vie en entreprise. Mais dans cette nouvelle boite on était 60 salariés en open space, et de 9h à 18h la journée me semble interminable. Je faisais de la compta toute la journée et je comparais les factures et ça ne me plaisait pas du tout. J’avais déjà le blog en parallèle, et lorsque j’ai accepté un partenariat avec une marque, j’ai travaillé  dessus la nuit et je ne voyais pas le temps passer. C’est là que je me suis dit qu’il y avait un problème et qu’il fallait que je prenne autant de plaisir dans mon travail. J’ai donc décidé de vivre de mon blog, mais pour le côté créatif et polyvalent que cette activité comprend. Et au début, j’ai pris un petit boulot de babysitter, car je ne gagnais pas assez pour assurer le loyer et l’alimentaire. Il faut se diriger vers ce que l’on aime, mais s’assurer le minimum pour vivre.

Que recommanderais-tu comme ouvrage sur le développement personnel ?

La chaine de Lilou Macé, elle interviewe plein de gens d’horizons différents et recommande beaucoup de lecture. C’est d’ailleurs grâce à son « Défi des 100 jours » que je me suis intéressée au développement personnel.